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POINT DE SITUATION | FRANCE

Jeudi 10 décembre 2020

 

Taux d’incidence à la hausse dans certains départements

 

Plus de 14 000 nouvelles contaminations et près de 300 morts en 24 heures

Santé Publique France a dénombré 14 595 cas positifs dans la journée du mercredi 9 décembre 2020. C’est le nombre de nouvelles contaminations le plus important depuis le 25 novembre (16 200 tests positifs). Le taux de positivité est de 6,4 % selon la nouvelle méthode de calcul de l’agence sanitaire.

RĂ©trospectivement, la moyenne journalière des nouveaux cas d’infection ces sept derniers jours s’élève Ă  peu près Ă  11 000 – ce qui reprĂ©sente le double des 5 000 cas quotidiens projetĂ©s par le gouvernement pour lever le confinement.

De plus, 296 morts supplémentaires ont été déplorés hier à l’hôpital. La France compte désormais 56 648 victimes de la COVID-19 (dont 39 035 en milieu hospitalier) depuis l’émergence de l’épidémie sur le territoire.

25 526 personnes atteintes du coronavirus étaient hospitalisées ces dernières 24 heures (contre 25 882 la veille). 3 031 (+170) se trouvaient en unités de soins intensifs, ce qui est un peu moins que mardi soir (3 078) et la semaine passée (3 478).

100 départements sont toujours en situation de vulnérabilité élevée. 73 d’entre eux enregistrent une hausse du taux d’incidence, et 54 présentent toujours un taux d’incidence supérieur à 100 cas positifs pour 100 000 habitants. Le plus élevé est dans les Ardennes, avec 226 contaminations pour 100 000 habitants.

 

 

Nouvelles du monde

La COVID-19 serait-elle apparue bien avant le 8 dĂ©cembre 2019 Ă  Wuhan, en Chine ? C’est ce qu’affirme un rapport Ă©manant des Centres de contrĂ´le et de prĂ©vention des maladies paru ce mardi. En Italie, un petit garçon de 4 ans originaire de la rĂ©gion de Milan avait contractĂ© l’infection en novembre 2019 – ce qui laisse supposer que le virus circulait dĂ©jĂ  prĂ©cocement dans le monde entier. L’enfant avait tout d’abord commencĂ© par avoir de la toux, puis avait Ă©tĂ© admis Ă  l’hĂ´pital une semaine plus tard. D’autres symptĂ´mes se sont manifestĂ©s comme des vomissements, des difficultĂ©s respiratoires et des Ă©ruptions cutanĂ©es, qui ont tout d’abord Ă©tĂ© assimilĂ©s Ă  une rougeole. Toutefois, des tests effectuĂ©s rĂ©troactivement le 5 dĂ©cembre 2019 ont rĂ©vĂ©lĂ© qu’il Ă©tait positif Ă  la COVID-19. Comme l’enfant n’avait pas voyagĂ© en dehors de l’Italie au moment de sa maladie, les scientifiques estiment que le SARS-Cov-2 Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©sent dans le pays Ă  la fin de l’automne. Giovanni Apolone, de l’Institut national du cancer de Milan, a dĂ©clarĂ© au Times of London : « Nous savons que la Chine a retardĂ© l’annonce de son Ă©pidĂ©mie, de sorte que l’on ne sait pas quand elle a commencĂ© lĂ -bas, et la Chine a des liens commerciaux très forts avec le nord de l’Italie ».

 

 

En Russie, voici une nouvelle qui va donner un goĂ»t amer aux amateurs de vodka. En effet, les autoritĂ©s ont exhortĂ© la population Ă  ne pas boire de l’alcool dans les deux mois qui suivent l’administration du vaccin anti-COVID-19 Spoutnik V. Cette mesure vise, en effet, Ă  s’assurer de son efficacitĂ©. La vice-première ministre russe Tatiana Golikova a expliquĂ© Ă  l’agence de presse Tass : « [Les Russes] devront s’abstenir de visiter des endroits bondĂ©s, porter des masques faciaux, utiliser des dĂ©sinfectants, minimiser les contacts et s’abstenir de boire de l’alcool ou de prendre des mĂ©dicaments immunosuppresseurs ». Ces propos ont Ă©tĂ© rĂ©itĂ©rĂ©s par Anna Popova, la directrice du Service fĂ©dĂ©ral de surveillance de la protection des droits des consommateurs et du bien-ĂŞtre humain, dans une interview Ă  la radio : « C’est une contrainte pour le corps. Si nous voulons rester en bonne santĂ© et avoir une forte rĂ©ponse immunitaire, ne buvez pas d’alcool. » La Russie est le quatrième plus grand consommateur d’alcool au monde. Un Russe consomme en moyenne 15,1 litres d’alcool par an !

 

La statistique du jour – l’impact de la COVID-19 sur la recherche

Une enquête effectuée au mois de juillet 2020 au Canada a établi que les laboratoires de recherche ont aussi été lourdement frappés par la pandémie de COVID-19. Non seulement ils ont été totalement fermés pendant 3 mois, mais malgré leur réouverture, la plupart d’entre eux peinent à reprendre une activité normale.

Parmi les problèmes rencontrés, 42 % des chercheurs principaux ont évoqué une perte ou un retard de financement tandis que 84 % d’entre eux ont fait part d’une incapacité à conclure et à publier les résultats de leurs travaux.

Les laboratoires ont enregistré une baisse du personnel qualifié : 29 % des chercheurs principaux ont déclaré avoir perdu un ou plusieurs membres de leurs effectifs rémunérés, 24 % un ou des boursiers post-doctoraux et 49 %, un ou de nombreux étudiants.

Enfin, les laboratoires interrogés ont révélé qu’ils ne pouvaient débourser que 27 % de leur budget annuel pour compenser les pertes engendrées par la crise sanitaire et se remettre en selle.

 

 

Emma Fanomezantsoa, le 10/12

 

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