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BILAN CORONAVIRUS FRANCE | TOUTES LES STATISTIQUES DEPUIS LE DÉBUT DE LA PANDÉMIE

 

 


Mise Ă  jour de la page : quotidienne


 

 

La derniĂšre analyse de la situation

 

La situation Ă©pidĂ©mique s’amĂ©liore « Ă  tous les niveaux »

Baisse de la pression sur les hĂŽpitaux

Selon le rapport quotidien dressĂ© par SantĂ© Publique France, 13 563 nouveaux cas de COVID-19 ont Ă©tĂ© diagnostiquĂ©s dans la journĂ©e du jeudi 26 novembre 2020, contre 16 282 la veille. Ces derniers chiffres portent Ă  2 183 660 le total des contaminations en France. Le taux de positivitĂ© des tests est de 12, 2 %. Le dĂ©compte des victimes liĂ©es Ă  la pandĂ©mie s’est alourdi, avec 340 dĂ©cĂšs supplĂ©mentaires Ă  l’hĂŽpital en 24 heures.

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Les précédentes analyses de la situation par nos rédacteurs Henri Didelle et Emma Fanomezantsoa

 

Fin du confinement le 15 décembre... début d'un couvre-feu national

La France dépasse le seuil des 50 000 morts

SantĂ© Publique France a enregistrĂ© 9 155 cas confirmĂ©s dans la journĂ©e du mardi 24 novembre 2020, soit un total de 2 153 815 tests positifs Ă  la COVID-19 dans le pays depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie. Le taux de positivitĂ© des tests est de 13,1 %. 458 dĂ©cĂšs supplĂ©mentaires sont Ă  dĂ©plorer Ă  l’hĂŽpital ces derniĂšres 24 heures et 551 en Ehpad depuis vendredi.

 

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Les indicateurs en baisse : l’heure est-elle à l’optimisme ?

LégÚre diminution des entrées en réanimation

SantĂ© Publique France a rapportĂ© 28 383 nouveaux cas d’infection en France ce mercredi 18 novembre 2020, soit une baisse significative par rapport Ă  mardi, oĂč plus de 45 000 tests positifs avaient Ă©tĂ© recensĂ©s. Le pays compte au total 2 065 138 personnes contaminĂ©es par le coronavirus depuis son apparition sur le territoire. Le taux de positivitĂ© est actuellement de 16,2 %.

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La France se rapproche dangereusement des 2 millions de cas dépistés

Record historique du nombre d’hospitalisations en 24 heures

Selon le bilan rapportĂ© par SantĂ© Publique France, 9 406 nouveaux cas de COVID-19 ont Ă©tĂ© diagnostiquĂ©s dans la journĂ©e du lundi 16 novembre 2020. Ces chiffres marquent une baisse importante comparĂ©e aux 27 228 tests positifs de la veille. Avec un cumul de 1 991 223 de personnes infectĂ©es, la France s’apprĂȘte Ă  dĂ©passer la barre des deux millions de cas. Le taux de positivitĂ© des tests a aussi diminuĂ©, passant de 16, 9 % ce dimanche Ă  16, 4 %.

 

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Non ça n'est pas une simple "gripette"

Nouveau billet d’analyse du Financial Times d’Henri Didelle

Emma Fanomezantsoa qui me succĂšde, fait un travail remarquable. Quant Ă  moi, j’ai un peu abandonnĂ© la partie parce que je me suis mis Ă  l’écriture d’un livre et que la Covid-19 me passionne beaucoup moins aujourd’hui. En effet tout devient irrationnel et cela ne s’accorde plus du tout avec mon esprit cartĂ©sien. Je veux tenter d’expliquer ce qui peut l’ĂȘtre mais je ne suis pas formatĂ© pour dĂ©brouiller un « sac de nƓuds ». On entend tout et son contraire et il y aura toujours une minoritĂ© de gens pour casser les fragiles convictions de la majoritĂ©.

 

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Plus de 40 000 morts depuis le début de l'épidémie en France

La capacitĂ© d’accueil en rĂ©animation bientĂŽt saturĂ©e

SantĂ© Publique France a comptabilisĂ© 20 155 nouveaux cas positifs de COVID-19 dans la journĂ©e du lundi 09 novembre 2020. Ces chiffres portent Ă  1 807 479 le cumul des contaminations depuis l’apparition du nouveau coronavirus en France. Les hĂŽpitaux comptent prĂ©sentement 31 125 patients (+908 en 24 heures) atteints de la COVID-19, dont 4 690 (+163) cas graves en rĂ©animation. La pression s’accĂ©lĂšre sur ces services alors que la capacitĂ© des lits est passĂ©e de 5 000 lits Ă  6 400 lits.

 

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La France, pays européen le plus touché par la COVID-19

Pas de couvre-feu mais Paris serre la vis

Avec 1 601 367 de personnes infectĂ©es au 5 novembre, la France est le pays qui « compte le plus grand nombre de cas » de COVID-19 en Europe. Rien que dans la journĂ©e du 5 novembre 2020, SantĂ© Publique France (SPF) a dĂ©nombrĂ© 58 046 nouvelles contaminations. Le taux de positivitĂ© se hisse dĂ©sormais Ă  20, 76 %. Les clusters en cours d’investigation se chiffrent actuellement Ă  3 042, dont 912 en Ehpad.

 

 

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Une rentrée scolaire particuliÚre en France

Le taux de positivité des tests dépasse 20 % 

SantĂ© Publique France (SPF) a rĂ©pertoriĂ© 46 290 nouveaux cas d’infection au coronavirus en une journĂ©e (contre 35 641 la veille), ce qui porte Ă  1 413 915 le total des contaminations depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie. Le taux de positivitĂ© ne cesse de grimper, passant de 20, 2 % à 20,4 %. Il y a prĂ©sentement 2 448 clusters en cours d’investigation, dont 649 en Ehpad (au 27 octobre 2020).

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Reconfinement : jour 1

Un taux de positivité à 19,4 %

Selon SantĂ© Publique France (SPF) a enregistrĂ© 47 637 cas positifs dans la journĂ©e de jeudi, ce qui porte Ă  1 282 769 le cumul des personnes contaminĂ©es par le SARS-CoV-2 depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie en France. Le taux de positivitĂ© s’élĂšve Ă  19,4 % contre 4,5 % au dĂ©but du mois de septembre. 649 clusters ont fait leur apparition, augmentant le nombre de cas groupĂ©s en cours d’investigation Ă  2 448.

 

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Emmanuel Macron annonce un reconfinement national

Un reconfinement moins restrictifs que le premier

Face Ă  cette deuxiĂšme vague, Emmanuel Macron annonce un deuxiĂšme confinement qui prendra effet vendredi Ă  minuit et a minima jusqu’au 1á”‰Êł dĂ©cembre. Cette situation peut ĂȘtre adaptĂ©es dans les territoires ultramarins. Tous les Ă©tablissements recevant du public non indispensables, les bars, les restaurants et commerces non essentiels seront fermĂ©s. Le tĂ©lĂ©travail est fortement recommandĂ©.

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La France bat le record du plus grand nombre de contaminations en un jour en Europe

Plus d’un million de cas diagnostiquĂ©s en France

SantĂ© Publique France a recensĂ© 52 010 cas d’infection ces derniĂšres 24 heures en France, un record absolu en Europe ! Le pays a dĂ©passĂ© la barre des un million de contaminations vendredi avec plus de 42 000 tests positifs. À ce jour, 1 138 507 personnes ont Ă©tĂ© touchĂ©es par le virus. Le taux de positivitĂ© ne cesse de progresser, passant de 16 % Ă  17 %. Pour rappel, il s’élevait Ă  4,5 % au dĂ©but du mois de septembre.

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Le nombre de contaminations en 24 heures bat un triste record

Couvre-feu dans 38 nouveaux départements 

Dans son bilan quotidien, SantĂ© Publique France (SPF) a notifiĂ© 41 622 nouveaux cas de COVID-19 ce jeudi 22 octobre – contre 26 676 mercredi –, des chiffres record que peu de pays ont atteint Ă  ce jour. En tout, 999 043 personnes ont Ă©tĂ© infectĂ©es par le Sars-Cov-2 en France. Le taux de positivitĂ© des tests continue sa progression, passant de 13,7 % Ă  14,3 % en une journĂ©e.

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Record d’admissions en service de rĂ©animation depuis mai

Le taux de positivitĂ© s’approche de 14 %

Les nouveaux cas de COVID-19 s’enchaĂźnent chaque jour. SantĂ© Publique France (SPF) a fait Ă©tat de 20 468 tests positifs ce mardi 21 octobre, portant le total des contaminations Ă  930 745. Le taux de positivitĂ© atteint dĂ©sormais 13,6 % – contre 4,5 % au dĂ©but du mois de septembre. Le nombre de clusters est passĂ© Ă  1 829 (dont 389 en Ehpad) avec 148 nouveaux foyers Ă©pidĂ©miques recensĂ©s.

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Vers un reconfinement fin octobre ?

Le taux de positivité dépasse 13 %

Selon les chiffres de SantĂ© Publique France (SPF), la France a enregistrĂ© 29 837 nouveaux cas positifs ces derniĂšres 24 heures. C’est un peu moins que la veille, oĂč le total des nouvelles contaminations s’élevait Ă  32 427 – un record ! Le cumul des cas d’infection est dĂ©sormais portĂ© Ă  897 034 depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie. Le taux de positivitĂ© a grimpĂ© Ă  13,2 %, alors qu’il Ă©tait Ă  13,1 % samedi et 12,9 % vendredi.

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Un couvre-feu à Paris et dans 8 métropoles à partir de samedi

Le taux de positivité ne fléchit pas

SantĂ© Publique France (SPF) a fait Ă©tat de la dĂ©couverte de 30 621 cas positifs de COVID-19 au cours des derniĂšres 24 heures. Ces chiffres sont totalement inĂ©dits depuis la mise en place d’une opĂ©ration de dĂ©pistage massif sur tout le territoire. C’est mĂȘme la premiĂšre fois que le bilan journalier franchi le cap des 30 000 nouvelles contaminations en France, et plus largement en Europe.

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Couvre-feu imminent dans les villes en zone Ă©carlate ?

Un taux de positivité toujours plus haut !

Selon les derniers chiffres de SantĂ© Publique France (SPF), 12 993 personnes ont Ă©tĂ© testĂ©es positives Ă  la COVID-19 au cours de ces derniĂšres 24 heures. Le taux de positivitĂ© des tests ne cesse de croĂźtre, puisqu’il atteint dĂ©sormais 12 % contre 11, 6 % la veille. De nouvelles mesures fortes sont attendues, et l’une d’elle est sur toutes les lĂšvres : la mise en place d’un couvre-feu dans les villes en Ă©tat d’alerte maximale.

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Toulouse et Montpellier en Ă©tat d’alerte maximale dĂšs mardi

Plus de 11 % des tests positifs !

SantĂ© Publique France a recensĂ© 16 101 nouveaux cas positifs (contre 26 896 samedi) ces derniĂšres 24 heures, ce qui porte le total des personnes contaminĂ©es Ă  734 974 depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie. Le taux de positivitĂ© des tests a dĂ©passĂ© les 11 %, puisqu’il s’élĂšve dĂ©sormais Ă  11,5 %. C’est une progression prĂ©occupante, Ă©tant donnĂ© qu’il Ă©tait encore Ă  9 % il y a une semaine.

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Le taux d'occupation des lits en Île-de-France explose

Pas d’embellie Ă  l’horizon : le taux de positivitĂ© reste Ă  la hausse

Dans son bilan journalier, SantĂ© Publique France a recensĂ© 10 489 nouveaux cas, ce qui porte Ă  634 763 le nombre de contaminations depuis le dĂ©but de l’Ă©pidĂ©mie. Le taux de positivitĂ© poursuit sa progression, se hissant Ă  9 % contre 8,6 % lundi et 8,2 % dimanche. D’aprĂšs l’ARS, le taux d’occupation des lits en service de rĂ©animation en Île-de-France est passĂ© Ă  40, 1 % ce mardi contre 37 % lundi.

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Paris en zone d'alerte maximale

Le taux de positivité des tests poursuit son envolée

SantĂ© Publique France a dĂ©nombrĂ© 12 565 nouvelles contaminations dans la journĂ©e du dimanche 04 septembre. Par contre, le taux de positivitĂ© a augmentĂ©, passant Ă  8,2 % contre 7,9% la veille. La France compte au total 619 190 personnes infectĂ©es depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie. Paris, et sa banlieue sont dĂ©sormais passĂ©es en zone d’alerte maximale – rejoignant ainsi Aix-Marseille et la Guadeloupe.

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Paris et sa banlieue en zone Ă©carlate dĂšs lundi

Paris bientĂŽt en zone d’alerte maximale

D’aprĂšs le dernier bilan de SantĂ© Publique France, la France a enregistrĂ© 13 970 nouveaux cas en 24 heures. Le nombre total de personne atteintes par le coronavirus est donc de 577 505. Le pays dĂ©plore 63 victimes supplĂ©mentaires, soit un total de 32 019 dĂ©cĂšs. Olivier VĂ©ran a dĂ©claré que Paris et sa petite couronne basculeraient en zone d’alerte maximale « dĂšs lundi »

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Le taux de positivité poursuit sa courbe exponentielle

Paris et la rĂ©gion Île-de-France se prĂ©parent Ă  un reconfinement

Le dernier bilan dressĂ© par SantĂ© Publique France sur la situation sanitaire fait Ă©tat de 8 051 nouvelles contaminations. Le taux de positivitĂ© des tests continue sa progression, se hissant dĂ©sormais Ă  7,6 %. Bien que Paris ait dĂ©jĂ  fait l’objet d’un durcissement des mesures sanitaires le gouvernement – de concert avec la mairie, la prĂ©fecture et les autoritĂ©s sanitaires rĂ©gionales – s’apprĂȘterait Ă  serrer davantage la vis pour endiguer la pandĂ©mie dans la rĂ©gion Île-de-France.

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La France se rapproche d'une "épidémie généralisée"

Le taux de positivité toujours à la hausse

Selon le bilan quotidien de SantĂ© Publique France, 11 123 nouveaux cas positifs ont Ă©tĂ© dĂ©pistĂ©s ces derniĂšres 24 heures. Le cumul des contaminations en France depuis le dĂ©but de l’épidĂ©mie s’élĂšve dĂ©sormais Ă  538 569. Le taux de positivitĂ© des tests continue d’augmenter, affichant hier 7,4 %.

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Recrudescence du COVID-19 : Marseille et la Guadeloupe classĂ©es zones d’alerte maximale

Mesures drastiques Ă  Marseille et en Guadeloupe

Selon SantĂ© Publique France, la France a enregistrĂ© 16 096 nouveaux cas de COVID-19 ces derniĂšres 24 heures, portant Ă  497 237 le total des contaminations. 52 personnes ont perdu la vie, aggravant le cumul des dĂ©cĂšs Ă  31 511 morts. Autre signe du rebond de la pandĂ©mie, le taux de positivitĂ© a encore augmentĂ© puisqu’il est dĂ©sormais Ă  6,5 %.

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Paris en ligne de mire de nouvelles restrictions

Le taux de positivitĂ© poursuit sa progression – Plus de 10 000 nouveaux cas et 68 dĂ©cĂšs en 24 heures

Dans son dĂ©compte quotidien, SantĂ© Publique France a signalĂ© 10 008 nouveaux cas de contamination de coronavirus ce mardi 22 septembre 2020. Ces chiffres portent Ă  468 069 le total des personnes touchĂ©es par l’épidĂ©mie depuis l’annonce officielle des premiers cas d’infection en France le 24 janvier dernier. Le taux de positivitĂ© continue d’augmenter, passant de 5,9 % Ă  6 1 % en une journĂ©e.

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Le taux de positivité en hausse pour la deuxiÚme journée consécutive en France

Plus de 10 500 nouveaux cas diagnostiqués et 12 décÚs supplémentaires en 24 heures

SantĂ© Publique France (SPF) a communiquĂ© 10 569 nouveaux cas ce dimanche 20 septembre contre 13 498 la veille. Le plus grand nombre de contaminations jamais recensĂ©es en une journĂ©e en France. Le total des personnes infectĂ©es par la COVID-19 s’élĂšve Ă  453 763 depuis le dĂ©but de l’épidĂ©mie dans le pays. Le taux de positivitĂ© a encore augmentĂ© pour le deuxiĂšme jour d’affilĂ©e, passant de 5,6 % Ă  5, 7 %.

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La France dépasse encore les 10 000 nouveaux cas journaliers

Des grandes villes dans le collimateur face au rebond épidémique

Plus de 10 000 nouveaux cas en 24 heures, 50 nouveaux dĂ©cĂšs et de nouvelles restrictions sanitaires Ă  Lyon et Ă  Nice. D’aprĂšs le dernier bilan de SantĂ© Publique France (SPF), la COVID-19 a infectĂ© 415 481 personnes en France depuis l’annonce officielle des premiers cas en janvier 2020, dont 10 593 ce jeudi 17 septembre. Un nouveau record.

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L’épidĂ©mie gagne du terrain - les jeunes plus menacĂ©s qu’on ne le croit pas la COVID-19 ?

PrÚs de 8 000 nouveaux cas en 24 heures, 37 décÚs et 2 100 classes fermées

D’aprĂšs le dernier bilan communiquĂ© par SantĂ© Publique France (SPF), l’épidĂ©mie de COVID-19 a provoquĂ© 7 852 nouveaux cas le mardi 15 septembre. La France dĂ©plore 37 dĂ©cĂšs supplĂ©mentaires, ce qui porte le bilan humain Ă  30 999 morts. 42 dĂ©partements sont actuellement en zone rouge. Mais l’état d’urgence sanitaire va ĂȘtre levĂ© ce mercredi pour La Guyane et Mayotte.

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Record du nombre de cas ce week-end en France

Une deuxiĂšme vague s’apprĂȘterait-elle Ă  dĂ©ferler sur la France ?

PrĂšs de 7 200 nouveaux cas en 24 heures et 6 dĂ©cĂšs supplĂ©mentaires, plus de 10 clusters dans les Ă©tablissements d’enseignement. Tous les indicateurs sont en berne, montrant une remontĂ©e inquiĂ©tante du virus en France. SantĂ© Publique France a annoncĂ© 7 183 nouveaux cas ces derniĂšres 24 heures, contre 10 561 le samedi 12 septembre – un week-end record !

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Record du nombre de contaminations en une journĂ©e : un rebond de l’épidĂ©mie alarmant

PrÚs de 10 000 nouveaux cas et 19 décÚs supplémentaires en 24 heures, le Premier Ministre annonce de nouvelles mesures

La France a enregistrĂ© ce jeudi le record des nouvelles contaminations en une journĂ©e. 9 843 nouveaux cas en 24 heures, du jamais vu depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie. Depuis Matignon, le Premier Ministre, confinĂ©, a annoncĂ© plusieurs nouvelles mesures pour mieux lutter contre l’Ă©pidĂ©mie.

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Un bilan en léger recul, mais une situation toujours explosive

6 544 nouveaux cas et 38 dĂ©cĂšs, 91 nouveaux clusters, Jean Castex testĂ© nĂ©gatif mais Ă  l’isolement

6 544 nouveaux cas de COVID-19 ont Ă©tĂ© rĂ©pertoriĂ©s dans les derniĂšres 24 heures, ce qui marque une hausse comparĂ© Ă  lundi oĂč ils se chiffraient Ă  4 203. Ce bilan journalier marque toutefois un repli significatif par rapport aux trois jours prĂ©cĂ©dents oĂč le nombre des nouvelles contaminations se situait entre 7 000 et 9 000. Au total, la France comptabilise 335 524 cas confirmĂ©s sur son territoire depuis le dĂ©but de l’épidĂ©mie.

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Multiplication des cas de COVID-19 en France : assiste-t-on à une nouvelle propagation de la pandémie ?

La France face à une nouvelle flambée de la pandémie

La pandémie regagne du terrain en France. Les cas de contamination se multiplient ces derniers jours : 8 975 nouveaux cas rien que pour la journée du vendredi, 8 550 ce samedi et 7 071 ce dimanche. En tout, 324 777 personnes ont été testées positifs au COVID-19 depuis le début de la pandémie.

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Coronavirus l'info du jour : aprÚs 124,614 morts le Brésil est-il en voie de rémission ?

France : plus de 7 000 cas positifs recensés en 24 heures

La Direction GĂ©nĂ©rale de la SantĂ© (DGS) a annoncĂ© 7 157 nouveaux cas d’infection en 24 heures contre 7 017 la veille. Ces chiffres portent Ă  300 181 le nombre de personnes contaminĂ©es depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie en France au mois de mars dernier. À l’international, les États-Unis prĂ©voient un vaccin pour novembre, le Canada veut adopter les masques dans l’intimitĂ© et le BrĂ©sil reprend espoir.

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02/09 : Nouvel état des lieux général

UNE RENTRÉE À RISQUE, EN ATTENTANT LE PLAN DE RELANCE…

Aujourd’hui on ne peut plus reculer, la rentrĂ©e ne peut plus attendre. La bonne nouvelle c’est que l’on vient de quitter la pĂ©riode des vacances qui est, en grande partie, Ă  l’origine d’une aggravation de la situation. C’était prĂ©visible et incontournable. Il va donc falloir trĂšs vite se ressaisir. Avant de se jeter Ă  l’eau, je vous propose un nouvel Ă©tat des lieux gĂ©nĂ©ral.

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26/08 : Faut-il craindre la rentrée en France ?

APRÈS AVOIR LOUPÉ LA SORTIE, NE RATONS PAS LA RENTRÉE


Il aura fallu attendre le 15 mars pour que l’Europe devienne l’épicentre de cette pandĂ©mie avec environ 400 dĂ©cĂšs/jour. Pour l’ensemble de la planĂšte, ce nombre a atteint son maximum Ă  6 754 le 15 avril, puis est passĂ© par un minimum Ă  4 000 le 1er juin. Aujourd’hui, aprĂšs une remontĂ©e en pente douce d’environ 3 % par semaine, nous en sommes Ă  environ 5 700. En quelque sorte, nous avons loupĂ© la sortie et dans quelques jours ce sera la rentrĂ©e
 Il ne faudrait pas la rater.

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Covid-19 : Nouvel Ă©tat de situation

NOTRE PLANETE SERAIT-ELLE AU « CREUX DE LA VAGUE » ?

À force de faire et de dĂ©faire, notre planĂšte se retrouve dans une position inconfortable, entre deux eaux en quelque sorte, en espĂ©rant que ce ne soit pas entre deux vagues ! En gĂ©nĂ©ral « ĂȘtre au creux de la vague » signifie avoir le moral en berne, mais ça pourrait aussi vouloir dire que nous sommes au pied de la seconde vague
 La situation est donc prĂ©occupante mais heureusement, nous avons encore les moyens de redresser la barre.

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Le masque obligatoire est-il une solution ?

LE PORT DU MASQUE !! NE NOUS « VOILONS PAS LA FACE » 


En considĂ©rant simplement le port du masque, la Covid.19 nous a dĂ©jĂ  embarquĂ© plusieurs fois dans un imbroglio inextricable. Nous avons beaucoup de mal Ă  trouver un type de comportement responsable qui convienne Ă  tout le monde. De plus chaque pays applique la politique qui lui paraĂźt la meilleure, quitte Ă  en changer dans l’urgence si nĂ©cessaire


 

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Covid-19 : une seconde vague qui suit les vacances ?

Vivement la fin des vacances (sic)


Dans l’hĂ©misphĂšre Nord en particulier, le « dĂ©confinement et les vacances d’été » se sont associĂ©s pour produire un cocktail explosif qui nous pose des problĂšmes. Il n’en fallait pas plus pour que le virus reprenne du poil de la bĂȘte et que la menace d’une seconde vague soit dans tous les esprits. Alors vivement la fin des vacances


 

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Covid-19 : Comment s'en sort la France (et l'Europe) par rapport au reste du monde ?

« Haut les masques » pour faire face à la Covid-19

C’est le thĂ©Ăątre qui est Ă  l’origine de l’expression « bas les masques ». En effet le masque Ă©tait l’accessoire de la tromperie qui servait Ă  dissimuler la vĂ©ritĂ©. Aujourd’hui, l’expression « haut les masques » serait plus appropriĂ©e puisqu’il va falloir accepter la vĂ©ritĂ© et remettre nos masques 


 

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Attention, "nouvelle vague" Ă  l'horizon...

Pourquoi une nouvelle vague serait-elle possible ?

En 1957, c’est Françoise Giroud qui a parlĂ© la premiĂšre de la « nouvelle vague ». Dans les annĂ©es 50/60 et sous l’impulsion de rĂ©alisateurs comme Truffaut, Godard
 le cinĂ©ma français a un peu chamboulĂ© des codes bien Ă©tablis. Cela Ă©tait certainement utile et bienvenu puisque ce mouvement a rapidement traversĂ© les frontiĂšres. Aujourd’hui, on reparle d’une « nouvelle vague » dans un contexte complĂštement diffĂ©rent.

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Posez-moi une question, je vous répondrai dans 6 mois !

Un Ă©tat des lieux philosophique de l’aventure COVID-19

La Covid-19 a donnĂ© lieu Ă  un certain nombre d’interrogations et tout autant de polĂ©miques inutiles. Aujourd’hui je vous propose donc d’abandonner les chiffres pour tenter de faire un Ă©tat des lieux philosophique.

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Coronavirus : plan de dépistage massif en Mayenne

L’apparition de nouveaux cas force la vigilance

Recrudescence de cas en Mayenne dans la région du Pays de la Loire. Le département enregistre 6 nouveaux clusters depuis le 25 juin. Les autorités sanitaires appellent la population à se faire dépister en masse.

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Point de situation Coronavirus France et analyse du Financial Times - Jeudi 2 juillet

Ne vous inquiĂ©tez pas, ça devrait le faire…

Lorsque vous ĂȘtes face Ă  un examen mĂ©dical, il est conseillĂ© de ne pas s’inquiĂ©ter outre mesure pour deux raisons : si le rĂ©sultat est bon, il Ă©tait tout Ă  fait inutile de s’inquiĂ©ter et si le rĂ©sultat est mauvais, s’inquiĂ©ter Ă  l’avance n’aura rien changĂ©. Alors ne vous inquiĂ©tez plus !

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Point de situation Coronavirus France et analyse du Financial Times - Mercredi 24 juin

Sur quelle vague allons nous surfer cet été ?

En France, la situation reste trĂšs encourageante malgrĂ© une remontĂ©e endĂ©mique de dĂ©but de semaine due Ă  la baisse de la collecte des donnĂ©es le week-end ! Cela ne veut pas encore dire que nous sommes tirĂ©s d’affaires. Le dĂ©confinement s’est plutĂŽt bien passĂ© mais le relĂąchement excessif style « fĂȘte de la musique » a Ă©tĂ© jugĂ© par certains comme dĂ©plorable.

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Point de situation Coronavirus France et analyse du Financial Times - Vendredi 5 juin

La devise du jour : en vert et contre tous …

La pandĂ©mie vient de nous faire un nouveau rappel Ă  l’ordre planĂ©taire de taille XXL. Depuis, beaucoup de gens dissertent et souhaitent un APRÈS trĂšs diffĂ©rent de l’AVANT. On peut comparer notre situation Ă  celle d’un aventurier dans la jungle qui dĂ©couvre subitement un mur infranchissable devant lui. Faut-il aller Ă  gauche ou Ă  droite ? C’est toute la question et cela peut tout simplement le ramener lĂ  d’oĂč il vient.

 

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Point de situation Coronavirus France - Lundi 15 juin

Les vacances cette annĂ©e. « C’est quand qu’on va oĂč ? »

C’est le chanteur Renaud qui sait le mieux dĂ©coder les questions des enfants. Il utilise la mĂ©thode simplifiĂ©e QO (Quand, OĂč) qui rappelle la mĂ©thode complĂšte QQOQCCP (Quoi, Qui, OĂč, Quand, Comment, Combien, Pourquoi). Cette derniĂšre est rĂ©putĂ©e simple, systĂ©matique, polyvalente et exhaustive et permet d’aider Ă  la rĂ©solution de problĂšmes compliquĂ©s de toutes natures.

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Point de situation Coronavirus France et analyse du Financial Times - Lundi 1er juin

Je jette, tu gardes, nous inventons…

C’est le philosophe Bruno LATOUR qui a allumĂ© la mĂšche et c’est L’OBS qui a transformĂ© l’essai. Le premier a proposĂ© un questionnaire en 6 points afin de dĂ©gager ce que les Français aimeraient changer. Le second l’a rĂ©duit Ă  3 questions on ne peut plus dĂ©pouillĂ©es qui se rĂ©sument en 3 mots : jeter, garder, inventer.

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Point de situation Coronavirus France et analyse du Financial Times - Mardi 12 mai

La libération de Paris, Bis Repetita.

Le 11 mai la France vient de s’engager dans une Ă©preuve de force qui consiste Ă  se libĂ©rer des attaques de ce minuscule virus. Paris est l’exemple Ă  suivre surtout parce que sa densitĂ© de population la rend beaucoup plus vulnĂ©rable qu’un petit village du Cantal. D’ailleurs Paris est toujours dans le rouge et le Cantal est dĂ©jĂ  dans le vert. Cela dit, la capitale a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© libĂ©rĂ©e une fois et devrait en avoir une certaine habitude.

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LA LIBERATION DE PARIS, BIS REPETITA. le 12.05.20

Le 11 mai la France vient de s’engager dans une Ă©preuve de force qui consiste Ă  se libĂ©rer des attaques de ce minuscule virus qui nous cause bien des soucis. Paris est l’exemple Ă  suivre surtout parce que sa densitĂ© de population la rend beaucoup plus vulnĂ©rable qu’un petit village du Cantal. Contenir 200 personnes ou 2 millions pour Paris intra-muros et 12 millions pour l’Île de France, ça n’est pas tout Ă  fait la mĂȘme problĂ©matique. D’ailleurs Paris est toujours dans le rouge et le Cantal est dĂ©jĂ  dans le vert. Cela dit, Paris a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© libĂ©rĂ©e une fois et devrait donc en avoir une certaine habitude.

En effet, en aoĂ»t 1944, poussĂ©es par nos alliĂ©s AmĂ©ricains, les divisions du GĂ©nĂ©ral Leclerc ont rĂ©ussi Ă  libĂ©rer Paris de l’occupation Allemande. Les photos d’époque montrent une foule compacte et en liesse descendre les Champs ElysĂ©es, de Gaulle en tĂȘte, pour fĂȘter ce moment qui aujourd’hui, appartient Ă  l’Histoire de Paris et de France. Par comparaison, notre dĂ©confinement, qui est aussi une sorte de libĂ©ration, est beaucoup moins enthousiaste et un peu plus brouillon, qualifiĂ© mĂȘme de cafouillage dans la capitale. Ce lundi 11 mai une foule compacte prenait d’assaut le mĂ©tro pour aller travailler mais aussi les berges pour prendre l’apĂ©ro sans faire grand cas des gestes barriĂšres, la distanciation par exemple.

Ce coronavirus nous a dĂ©jĂ  conduit Ă  dire et Ă  faire tout et son contraire et au final la peur s’est installĂ©e nous intimant malicieusement l’ordre de ne surtout rien faire. Bien malin qui aujourd’hui pourrait donner la recette qui conviendrait Ă  tout le monde. La polĂ©mique sur le port du masque n’est pas prĂȘte de s’éteindre puisque la sĂ©curitĂ© qu’il engendre est tout Ă  fait relative. Quand je vois par exemple des personnels soignants fumer leur clope avec leur masque descendu sur le cou, je me dis que « c’est pas gagné ». L’école est un autre exemple oĂč quelques soient les choix qui seront faits, il y aura toujours des gagnants et des perdants mais il fallait ouvrir Ă  nouveau les Ă©coles. Deux mois de confinement justifient largement la nĂ©cessitĂ© de vouloir en sortir. L’éducation, l’économie, la restauration, les transports, la culture, les loisirs, l’écologie, la santé  ont besoin d’ĂȘtre « boostĂ©s ».

Bien qu’encourageants, les derniers rĂ©sultats peuvent encore nous rĂ©server de mauvaises surprises si nous ne maintenons pas notre vigilance. Pour autant, bon nombre de pays ont dĂ©jĂ  sautĂ© le pas vers un retour Ă  la normale. Cette figure nous permet de confronter la maniĂšre dont certains pays ont abordĂ© cette crise et les rĂ©sultats qu’ils ont obtenus. A l’origine, la violence de la crise Ă©tait trĂšs souvent indĂ©pendante des hommes, par contre le dĂ©ni, le manque de rĂ©activitĂ© ou le manque de discipline ont conduit Ă  des situations plus ou moins dramatiques. L’échelle des couleurs est reprĂ©sentative de la rigueur que chaque pays a bien voulu accorder Ă  chaque situation au cours du temps sur 4 mois.

 

 

Aux deux extrĂ©mitĂ©s le bleu ciel situe l’avant-pandĂ©mie et le violet foncĂ© reprĂ©sente le confinement strict. Entre les deux, un panel de couleur permet d’identifier le dĂ©but et la fin de chaque intervention humaine. On peut faire quelques remarques d’ordre gĂ©nĂ©ral :

  • L’Italie, bien que touchĂ©e la premiĂšre, a bien rĂ©agit malgrĂ© l’extrĂȘme gravitĂ© de la crise et le mode de vie trĂšs tactile des italiens
  • L’Allemagne a obtenu de bien meilleurs rĂ©sultats avec des mesures plus lĂ©gĂšres grĂące Ă  l’autodiscipline lĂ©gendaire de son peuple.
  • L’Italie, l’Espagne, la France et l’UK qui Ă©taient dans des conditions comparables ont obtenu des rĂ©sultats en corrĂ©lation avec l’index de rigueur. L’exemple le plus frappant c’est l’UK qui a longtemps niĂ© la gravitĂ© de cette crise qui le paie trĂšs lourdement aujourd’hui.
  • L’US et le BrĂ©sil paient aussi la lĂ©gĂšretĂ© avec laquelle ils ont gĂ©rĂ© cette crise. Ces 2 pays ont choisi de miser d’abord sur l’économie avant la santĂ©.
  • Aujourd’hui les foyers qui sont encore Ă  surveiller de prĂšs sont le BrĂ©sil, l’AmĂ©rique Latine et l’Inde qui Ă  elle seule, compte presque le 1/5Ăšme de la population mondiale

Tous les voyants ne sont pas encore passĂ©s au vert et le dĂ©confinement, ce n’est pas encore les vacances mais seulement un amĂ©nagement du confinement. D’ailleurs nos vacances de cet Ă©tĂ© pourraient trĂšs bien dĂ©pendre de notre sagesse dans les jours qui viennent. Nous venons d’entrer dans une pĂ©riode cruciale de la crise. Nous avons gagnĂ© une bataille, mais nous n’avons pas encore gagnĂ© la guerre !!!

 


 

ATTENTION, DERNIERE STATION AVANT L’AUTRE ROUTE. le 09.05.20

 

Nous voilà, théoriquement, au pont de non-retour qui marque le début de la fin. Je me comprends


Sur nos belles routes de France, Ă  la sortie d’un village, on trouve quelquefois un panneau indiquant : ‘’DerniĂšre station avant l’autoroute’’ nous rappelant qu’il faut vite prendre de l’essence sachant qu’elle sera beaucoup plus chĂšre sur l’autoroute. En fait personne ne nous oblige Ă  la prendre et on peut tout aussi bien prendre une autre route. C’est un peu ce qui nous arrive aujourd’hui. Et si on profitait de la conjoncture pour Ă©viter de s’engager dans les mĂȘmes voies sans issues
 ?

 

Pour cela il faudra d’abord tenir compte du cĂŽtĂ© irrationnel des hommes qui s’ingĂ©nient Ă  se faire peur sans modĂ©ration. Depuis plusieurs dĂ©cennies l’énergie nuclĂ©aire, dont on n’a pas encore trouvĂ© de substitut, engendre des craintes en partie alimentĂ©es par des accidents liĂ©s Ă  des problĂšmes de sĂ©curitĂ© ou Ă  des erreurs humaines (Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima
) qui ont trĂšs souvent fait descendre les gens dans la rue. D’un autre cotĂ©, en 1972 la France  a enregistrĂ© prĂšs de 17 000 morts sur les routes et je n’ai jamais entendu dire que quelqu’un soit descendu dans la rue pour manifester. Pourtant en 60 ans nous avons eu Ă  dĂ©plorer prĂšs de 500 000 morts. Cet exemple dĂ©fie l’entendement et aujourd’hui nous assistons Ă  peu prĂšs au mĂȘme paradoxe. Le confinement qui s’annonçait trĂšs contraignant a Ă©tĂ© vĂ©cu, au moins au dĂ©but, comme un soulagement, une mise en sĂ©curitĂ©. Aujourd’hui on entend dĂ©jĂ  dire que certains ont peur du dĂ©confinement parce que le retour Ă  la normale va demander des efforts et gĂ©nĂ©rer de l’incertitude. Certains vont mĂȘme se comporter comme des enfants qui pleurent parce qu’on leur enlĂšve les roues stabilisatrices de leur vĂ©lo, alors qu’on leur offre la libertĂ©.

 

Heureusement depuis hier le Financial Times nous offre un outil rĂ©volutionnaire qui doit permettre de mettre en confiance pratiquement la Terre entiĂšre. Voici ci-dessous l’annonce et l’adresse du lien qui vous permettra d’accĂ©der Ă  ce site hallucinant que le cĂŽtĂ© interactif rend presque ludique :

 

 

AprĂšs avoir cliquĂ© sur : EXPLORE THE DATA HERE puis sur MORE OPTIONS vous allez dĂ©couvrir une sĂ©rie de courbes et vous allez devenir le maĂźtre Ă  bord grĂące Ă  16 options (Deaths/Cases – New/Cumulative – Raw numbers/per Million – Logarithmic/Linear) avec mĂȘme la possibilitĂ© de comparer 2 pays entre eux. En cliquant droit sur n’importe quelle courbe vous pouvez choisir la version française. Deux pays servent de rĂ©fĂ©rence permanente : les US en bleu et l’UK en rouge. Quelques remarques gĂ©nĂ©rales :

  • Les US tirent leur Ă©pingle du jeu dans le seul cas oĂč l’on tient compte du nombre d’habitants.
  • TrĂšs souvent l’UK, la France, l’Italie, l’Espagne se tiennent dans un mouchoir de poche.
  • La Belgique est un des pays les plus touchĂ©s aussi bien en absolu qu’en relatif. C’est assez surprenant.
  • Les petits pays sont souvent pĂ©nalisĂ©s lorsque l’on rapporte le nombre de victimes Ă  la population.
  • Il existe une corrĂ©lation tout Ă  fait naturelle entre nombre de cas confirmĂ©s et nombre de dĂ©cĂšs.
  • Depuis 1 mois la pandĂ©mie est en recul. Seuls le BrĂ©sil et la Russie sont encore en phase ascendante.

Je vous laisse continuer la revue de détails.

 

En ce qui concerne la France, ces rĂ©sultats montrent que nous sommes tout Ă  fait en condition pour aborder ce dĂ©confinement avec confiance. D’autant plus que l’on oublie trop souvent de parler du Ro qui est le taux de reproduction d’un virus. Il permet d’obtenir une estimation du nombre de personnes pouvant ĂȘtre infectĂ©es par une personne contaminĂ©e par ce virus. On peur considĂ©rer qu’un taux infĂ©rieur Ă  1 signe l’extinction de la maladie. Ce taux qui Ă©tait certainement de l’ordre de 3 avant confinement se situe aujourd’hui entre 0.5 et 0.6. C’est donc une trĂšs bonne nouvelle. Par contre elle nous engage plus que jamais Ă  respecter les gestes barriĂšres. En effet un relĂąchement trop important pourrait faire remonter ce taux, c’est d’ailleurs ce qui est en train d’arriver en Allemagne ou le taux vient de passer de 0.7 Ă  1. Redoublons de vigilance.

 

DĂšs lundi nous allons remettre la machine en route. C’est une Ɠuvre collective oĂč chacun peut et doit apporter sa pierre. Comme nous n’avons pas le droit d’échouer il ne faut surtout pas se prĂ©cipiter pour Ă©viter le risque d’une rechute. Ce serait une catastrophe difficile Ă  encaisser surtout pour ceux qui n’ont pas encore pu profiter du dĂ©confinement (tourisme, restauration, culture
.). Viendra ensuite le temps oĂč il faudra s’interroger sur l’APRES car le bonheur n’est pas simplement indexĂ© sur le PIB, la preuve, mĂȘme les riches ont eu peur


 

 

 


LA LIBERATION DE PARIS, BIS REPETITA. le 12.05.20

Le 11 mai la France vient de s’engager dans une Ă©preuve de force qui consiste Ă  se libĂ©rer des attaques de ce minuscule virus qui nous cause bien des soucis. Paris est l’exemple Ă  suivre surtout parce que sa densitĂ© de population la rend beaucoup plus vulnĂ©rable qu’un petit village du Cantal. Contenir 200 personnes ou 2 millions pour Paris intra-muros et 12 millions pour l’Île de France, ça n’est pas tout Ă  fait la mĂȘme problĂ©matique. D’ailleurs Paris est toujours dans le rouge et le Cantal est dĂ©jĂ  dans le vert. Cela dit, Paris a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© libĂ©rĂ©e une fois et devrait donc en avoir une certaine habitude.

En effet, en aoĂ»t 1944, poussĂ©es par nos alliĂ©s AmĂ©ricains, les divisions du GĂ©nĂ©ral Leclerc ont rĂ©ussi Ă  libĂ©rer Paris de l’occupation Allemande. Les photos d’époque montrent une foule compacte et en liesse descendre les Champs ElysĂ©es, de Gaulle en tĂȘte, pour fĂȘter ce moment qui aujourd’hui, appartient Ă  l’Histoire de Paris et de France. Par comparaison, notre dĂ©confinement, qui est aussi une sorte de libĂ©ration, est beaucoup moins enthousiaste et un peu plus brouillon, qualifiĂ© mĂȘme de cafouillage dans la capitale. Ce lundi 11 mai une foule compacte prenait d’assaut le mĂ©tro pour aller travailler mais aussi les berges pour prendre l’apĂ©ro sans faire grand cas des gestes barriĂšres, la distanciation par exemple.

Ce coronavirus nous a dĂ©jĂ  conduit Ă  dire et Ă  faire tout et son contraire et au final la peur s’est installĂ©e nous intimant malicieusement l’ordre de ne surtout rien faire. Bien malin qui aujourd’hui pourrait donner la recette qui conviendrait Ă  tout le monde. La polĂ©mique sur le port du masque n’est pas prĂȘte de s’éteindre puisque la sĂ©curitĂ© qu’il engendre est tout Ă  fait relative. Quand je vois par exemple des personnels soignants fumer leur clope avec leur masque descendu sur le cou, je me dis que « c’est pas gagné ». L’école est un autre exemple oĂč quelques soient les choix qui seront faits, il y aura toujours des gagnants et des perdants mais il fallait ouvrir Ă  nouveau les Ă©coles. Deux mois de confinement justifient largement la nĂ©cessitĂ© de vouloir en sortir. L’éducation, l’économie, la restauration, les transports, la culture, les loisirs, l’écologie, la santé  ont besoin d’ĂȘtre « boostĂ©s ».

Bien qu’encourageants, les derniers rĂ©sultats peuvent encore nous rĂ©server de mauvaises surprises si nous ne maintenons pas notre vigilance. Pour autant, bon nombre de pays ont dĂ©jĂ  sautĂ© le pas vers un retour Ă  la normale. Cette figure nous permet de confronter la maniĂšre dont certains pays ont abordĂ© cette crise et les rĂ©sultats qu’ils ont obtenus. A l’origine, la violence de la crise Ă©tait trĂšs souvent indĂ©pendante des hommes, par contre le dĂ©ni, le manque de rĂ©activitĂ© ou le manque de discipline ont conduit Ă  des situations plus ou moins dramatiques. L’échelle des couleurs est reprĂ©sentative de la rigueur que chaque pays a bien voulu accorder Ă  chaque situation au cours du temps sur 4 mois.

 

 

Aux deux extrĂ©mitĂ©s le bleu ciel situe l’avant-pandĂ©mie et le violet foncĂ© reprĂ©sente le confinement strict. Entre les deux, un panel de couleur permet d’identifier le dĂ©but et la fin de chaque intervention humaine. On peut faire quelques remarques d’ordre gĂ©nĂ©ral :

  • L’Italie, bien que touchĂ©e la premiĂšre, a bien rĂ©agit malgrĂ© l’extrĂȘme gravitĂ© de la crise et le mode de vie trĂšs tactile des italiens
  • L’Allemagne a obtenu de bien meilleurs rĂ©sultats avec des mesures plus lĂ©gĂšres grĂące Ă  l’autodiscipline lĂ©gendaire de son peuple.
  • L’Italie, l’Espagne, la France et l’UK qui Ă©taient dans des conditions comparables ont obtenu des rĂ©sultats en corrĂ©lation avec l’index de rigueur. L’exemple le plus frappant c’est l’UK qui a longtemps niĂ© la gravitĂ© de cette crise qui le paie trĂšs lourdement aujourd’hui.
  • L’US et le BrĂ©sil paient aussi la lĂ©gĂšretĂ© avec laquelle ils ont gĂ©rĂ© cette crise. Ces 2 pays ont choisi de miser d’abord sur l’économie avant la santĂ©.
  • Aujourd’hui les foyers qui sont encore Ă  surveiller de prĂšs sont le BrĂ©sil, l’AmĂ©rique Latine et l’Inde qui Ă  elle seule, compte presque le 1/5Ăšme de la population mondiale

Tous les voyants ne sont pas encore passĂ©s au vert et le dĂ©confinement, ce n’est pas encore les vacances mais seulement un amĂ©nagement du confinement. D’ailleurs nos vacances de cet Ă©tĂ© pourraient trĂšs bien dĂ©pendre de notre sagesse dans les jours qui viennent. Nous venons d’entrer dans une pĂ©riode cruciale de la crise. Nous avons gagnĂ© une bataille, mais nous n’avons pas encore gagnĂ© la guerre !!!

 


 

ATTENTION, DERNIERE STATION AVANT L’AUTRE ROUTE. le 09.05.20

 

Nous voilà, théoriquement, au pont de non-retour qui marque le début de la fin. Je me comprends


Sur nos belles routes de France, Ă  la sortie d’un village, on trouve quelquefois un panneau indiquant : ‘’DerniĂšre station avant l’autoroute’’ nous rappelant qu’il faut vite prendre de l’essence sachant qu’elle sera beaucoup plus chĂšre sur l’autoroute. En fait personne ne nous oblige Ă  la prendre et on peut tout aussi bien prendre une autre route. C’est un peu ce qui nous arrive aujourd’hui. Et si on profitait de la conjoncture pour Ă©viter de s’engager dans les mĂȘmes voies sans issues
 ?

 

Pour cela il faudra d’abord tenir compte du cĂŽtĂ© irrationnel des hommes qui s’ingĂ©nient Ă  se faire peur sans modĂ©ration. Depuis plusieurs dĂ©cennies l’énergie nuclĂ©aire, dont on n’a pas encore trouvĂ© de substitut, engendre des craintes en partie alimentĂ©es par des accidents liĂ©s Ă  des problĂšmes de sĂ©curitĂ© ou Ă  des erreurs humaines (Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima
) qui ont trĂšs souvent fait descendre les gens dans la rue. D’un autre cotĂ©, en 1972 la France  a enregistrĂ© prĂšs de 17 000 morts sur les routes et je n’ai jamais entendu dire que quelqu’un soit descendu dans la rue pour manifester. Pourtant en 60 ans nous avons eu Ă  dĂ©plorer prĂšs de 500 000 morts. Cet exemple dĂ©fie l’entendement et aujourd’hui nous assistons Ă  peu prĂšs au mĂȘme paradoxe. Le confinement qui s’annonçait trĂšs contraignant a Ă©tĂ© vĂ©cu, au moins au dĂ©but, comme un soulagement, une mise en sĂ©curitĂ©. Aujourd’hui on entend dĂ©jĂ  dire que certains ont peur du dĂ©confinement parce que le retour Ă  la normale va demander des efforts et gĂ©nĂ©rer de l’incertitude. Certains vont mĂȘme se comporter comme des enfants qui pleurent parce qu’on leur enlĂšve les roues stabilisatrices de leur vĂ©lo, alors qu’on leur offre la libertĂ©.

 

Heureusement depuis hier le Financial Times nous offre un outil rĂ©volutionnaire qui doit permettre de mettre en confiance pratiquement la Terre entiĂšre. Voici ci-dessous l’annonce et l’adresse du lien qui vous permettra d’accĂ©der Ă  ce site hallucinant que le cĂŽtĂ© interactif rend presque ludique :

 

 

AprĂšs avoir cliquĂ© sur : EXPLORE THE DATA HERE puis sur MORE OPTIONS vous allez dĂ©couvrir une sĂ©rie de courbes et vous allez devenir le maĂźtre Ă  bord grĂące Ă  16 options (Deaths/Cases – New/Cumulative – Raw numbers/per Million – Logarithmic/Linear) avec mĂȘme la possibilitĂ© de comparer 2 pays entre eux. En cliquant droit sur n’importe quelle courbe vous pouvez choisir la version française. Deux pays servent de rĂ©fĂ©rence permanente : les US en bleu et l’UK en rouge. Quelques remarques gĂ©nĂ©rales :

  • Les US tirent leur Ă©pingle du jeu dans le seul cas oĂč l’on tient compte du nombre d’habitants.
  • TrĂšs souvent l’UK, la France, l’Italie, l’Espagne se tiennent dans un mouchoir de poche.
  • La Belgique est un des pays les plus touchĂ©s aussi bien en absolu qu’en relatif. C’est assez surprenant.
  • Les petits pays sont souvent pĂ©nalisĂ©s lorsque l’on rapporte le nombre de victimes Ă  la population.
  • Il existe une corrĂ©lation tout Ă  fait naturelle entre nombre de cas confirmĂ©s et nombre de dĂ©cĂšs.
  • Depuis 1 mois la pandĂ©mie est en recul. Seuls le BrĂ©sil et la Russie sont encore en phase ascendante.

Je vous laisse continuer la revue de détails.

 

En ce qui concerne la France, ces rĂ©sultats montrent que nous sommes tout Ă  fait en condition pour aborder ce dĂ©confinement avec confiance. D’autant plus que l’on oublie trop souvent de parler du Ro qui est le taux de reproduction d’un virus. Il permet d’obtenir une estimation du nombre de personnes pouvant ĂȘtre infectĂ©es par une personne contaminĂ©e par ce virus. On peur considĂ©rer qu’un taux infĂ©rieur Ă  1 signe l’extinction de la maladie. Ce taux qui Ă©tait certainement de l’ordre de 3 avant confinement se situe aujourd’hui entre 0.5 et 0.6. C’est donc une trĂšs bonne nouvelle. Par contre elle nous engage plus que jamais Ă  respecter les gestes barriĂšres. En effet un relĂąchement trop important pourrait faire remonter ce taux, c’est d’ailleurs ce qui est en train d’arriver en Allemagne ou le taux vient de passer de 0.7 Ă  1. Redoublons de vigilance.

 

DĂšs lundi nous allons remettre la machine en route. C’est une Ɠuvre collective oĂč chacun peut et doit apporter sa pierre. Comme nous n’avons pas le droit d’échouer il ne faut surtout pas se prĂ©cipiter pour Ă©viter le risque d’une rechute. Ce serait une catastrophe difficile Ă  encaisser surtout pour ceux qui n’ont pas encore pu profiter du dĂ©confinement (tourisme, restauration, culture
.). Viendra ensuite le temps oĂč il faudra s’interroger sur l’APRES car le bonheur n’est pas simplement indexĂ© sur le PIB, la preuve, mĂȘme les riches ont eu peur


 


 

EN ATTENDANT SAGEMENT LE D-DAY (DECONFINEMENT DAY). le 06.05.20

 

 

La France aurait, paraĂźt-il, 10 millions d’épidĂ©miologistes non confirmĂ©s, qui ne se gĂȘnent pas pour faire de la ‘’prĂ©vision diffĂ©rĂ©e’’, c’est-Ă -dire de ‘’prĂ©voir le passé’’ en quelque sorte. Ceux qui remettent encore sur le tapis le vote du 15 mars auraient tout autant critiquĂ© son annulation. Pour ma part je vais tenter de faire un Ă©tat des lieux juste avant l’intervention de notre 1er Ministre Ă  qui revient la lourde charge de dĂ©cider les modalitĂ©s du ‘dĂ©confinement’’ que tout le monde attend.

La France aurait-elle dĂ©jĂ  connu un porteur du coronavirus fin 2019 ? DĂ©but janvier 2020 la Chine est alertĂ©e mais elle se fait trĂšs discrĂšte. DĂ©but fĂ©vrier elle impose un confinement trĂšs strict qui va durer prĂšs de 2 mois. A la mi-fĂ©vrier la France est touchĂ©e Ă  son tour suite Ă  un rassemblement Ă©vangĂ©lique Ă  Mulhouse et elle devient rapidement l’épicentre de cette pandĂ©mie qui affole la PlanĂšte entiĂšre. DĂ©but mars l’Italie, l’Espagne, les US et l’UK principalement, affichent des mortalitĂ©s importantes qui conduisent Ă  des confinements plus ou moins stricts et/ou tardifs.

Aujourd’hui la pandĂ©mie est en net recul un peu partout. Quelques retardataires sont sur la bonne voie, comme les US et l’UK et d’autres sont encore en phase ascendante comme le BrĂ©sil, l’Inde, le PĂ©rou
 On peut  comparer la situation Ă  un feu forĂȘt de grande envergure sur le point d’ĂȘtre maĂźtrisĂ©, avec encore quelques foyers sous contrĂŽle mais que le vent pourrait raviver subitement. On peut rĂ©duire le nombre de pompiers tout en restant vigilant et rĂ©actif en cas d’une nouvelle attaque. Un grand nombre de pays du Monde sont dans cette situation et la France qui a besoin de se ‘’reconstruire’’ rapidement a fixĂ© au 11 mai la reprise progressive de certaines activitĂ©s.

Pour se conforter dans cette prise de décision je propose de reprendre la figure ci-dessus qui affiche la situation globale de la PlanÚte (voir archives ci-dessous). On remarque plusieurs choses encourageantes :

  • Globalement, en 3 semaines le nombre de dĂ©cĂšs/jour dans le Monde a diminuĂ© de plus de 20%.
  • La rĂ©partition entre continents a beaucoup Ă©voluĂ©. Mi-avril, l’Asie Ă©tait dĂ©jĂ  inexistante, l’Europe comptait 60% des dĂ©cĂšs/jour et les US 30%. Aujourd’hui c’est plutĂŽt : Europe 38%, US 35% et LatAm and Caribbean 16%.
  • La France n’est plus menacĂ©e directement. PrĂšs de chez nous seule l’UK pose encore problĂšme. A l’autre bout du Monde seuls l’Inde et le BrĂ©sil sont Ă  surveiller en prioritĂ©.

Comme la tendance gĂ©nĂ©rale est au ‘’dĂ©confinement’’ j’estime que la France doit aussi se lancer dans ‘’l’aventure’’ afin qu’un nouveau souffle lui redonne ‘’goĂ»t Ă  la vie’’. Mais aujourd’hui ce qui caractĂ©rise nos sociĂ©tĂ©s c’est la peur, qui est mĂ©diatiquement entretenue et qui conduit Ă  la difficultĂ© Ă  prendre des risques. Imaginons que nous soyons Ă  quelques centaines de mĂštres du sommet de L’Everest et que la mĂ©tĂ©o se dĂ©grade dangereusement. L’objectif n’est plus d’atteindre le sommet mais de rejoindre le camp de base en prenant le moins de risque possible. Attendre le derriĂšre dans la neige serait tout simplement suicidaire. ‘’Sauver sa peau’’ ne doit pas nous empĂȘcher de remettre Ă  plus tard une nouvelle tentative. VoilĂ  oĂč nous en sommes


LA SOLUTION n’est pas unique et elle doit ĂȘtre adaptĂ©e, fractionnĂ©e, personnalisĂ©e, Ă©volutive. Je prends simplement l’exemple de la rentrĂ©e des classes car c’est un ‘’cas d’école’’ Ă  multiples facettes. CĂŽtĂ© humain, il va falloir jongler avec les avis des enfants, des enseignants, des parents, des Maires, des PrĂ©fets
 Certains Ă©quipements s’avĂšreront plus ou moins adaptĂ©s aux protocoles envisagĂ©s. Toutes les rĂ©gions, les villes, les villages n’ont pas les mĂȘmes problĂ©matiques
 Pour certains ce sera plus facile que d’autres qui seront obligĂ©s d’abandonner. Mais le jeu en vaut la chandelle et l’envie de rĂ©ussir doit ĂȘtre plus grande que la peur d’échouer !!! C’est un beau dĂ©fi Ă  relever.

Un sondage lancĂ© par WWF, donc un peu partisan, montre un rĂ©sultat surprenant : pour construire un monde meilleur les Français misent dans l’ordre, sur l’environnement, l’alimentation et l’agriculture, les transports et la mobilitĂ©, l’emploi et la santĂ©. Le rĂ©chauffement climatique, la biodiversitĂ© et la qualitĂ© des aliments prennent de plus en plus d’importance Ă  nos yeux. Cela nous incite Ă  ‘’dĂ©confiner’’ et Ă  reconfirmer nos choix de sociĂ©tĂ© pour assurer un futur Ă  nos enfants et nos petits-enfants.

Abordons le dĂ©confinement de maniĂšre sereine car il est chargĂ© d’espoir. Continuons Ă  nous protĂ©ger les uns les autres et tout ira bien. Un boulevard s’ouvre Ă  nous. Pour l’instant il est Ă  sens unique afin d’additionner toutes les forces vives de la France.

Et n’oubliez pas, LE DECONFINEMENT ÇA N’EST PAS LES VACANCES.

 


 

CE VIRUS NOUS EN FAIT VOIR DE TOUTES LES COULEURS. le 03.05.20

 

FT décÚs ville surmortalité covid19

 

Cette inédite représentation graphique du Financial Times  est particuliÚrement intéressante. Décryptons-la :

 

En mai, fais ce qu’il te plait, disait le vieil adage. Ça c’était avant le coronavirus. Aujourd’hui ça serait plutĂŽt : « En mai, fais ce qu’il te plait, oui mais, pas avant le 11 mai  ». Et encore je mets des guillemets parce que ça n’est mĂȘme pas sĂ»r
 Cela va dĂ©pendre en partie de notre comportement et des circonstances durant la semaine qui vient. Avant le mois de mai c’était un long viaduc composĂ© de petits ponts qui permettait de se prĂ©parer pour les vacances d’étĂ©. Aujourd’hui fĂ©riĂ© et confinĂ©, ça ne fait pas vraiment ‘’vacances’’. Pour l’instant, nos dĂ©placements sont limitĂ©s, les plages, les salles de spectacles et les restaurants sont encore fermĂ©s
 Ce virus nous en fait vraiment voir de toutes les couleurs.

 

A ce propos, ce virus est tellement puissant qu’il a rĂ©ussi Ă  couper la France en 3. Notre carte de France est maintenant barrĂ©e par une diagonale orange, avec du rouge en haut Ă  droite et du vert en bas Ă  gauche. A une diagonale prĂšs on croirait le drapeau national du Congo. Il y a une certaine logique dans ce dĂ©coupage puisque les 2 foyers importants sont le Grand Est (le premier durement touchĂ©) et l’Ile de France (forte densitĂ© de population). Ensuite la transmission par contagion a fait le reste. MĂȘme si la France est rĂ©duite Ă  3 zones, peut-ĂȘtre bientĂŽt 2, les rĂšgles de dĂ©placement ne seront pas beaucoup plus simples pour autant. Je pense qu’entre les droits et les devoirs de chacun on pourrait dĂ©jĂ  limiter les dĂ©placements dans le sens rouge-vert et dĂ©conseiller ceux dans le sens du vert-rouge. On ne mettra pas de barriĂšres mais il faudra quand mĂȘme conserver les gestes barriĂšres.

 

Regardons maintenant la situation dans quelques grandes villes emblĂ©matiques. La prĂ©sentation est la mĂȘme que prĂ©cĂ©demment (voir archives du 30.04 en bas de page). En ordonnĂ©e on trouve le nombre de dĂ©cĂšs/semaine pour plusieurs annĂ©es successives (en gris fin) avec leur moyenne (en noir gras). Les 4 premiers mois de l’annĂ©e 2020 sont en rouge et la surface en rose reprĂ©sente le nombre de dĂ©cĂšs au-dessus de cette moyenne. Le chiffre en rouge reprĂ©sente la surmortalitĂ© pendant la durĂ©e du pic de l’ordre de 4 Ă  6 semaines suivant les cas. Le taux de mortalitĂ© se calcule en divisant la mortalitĂ© totale en 2020 par la mortalitĂ© habituelle (exemple Guayas : mortalitĂ© moyenne sur 5 semaines ≈ 500 x 5 = 2 500, mortalitĂ© sur la mĂȘme pĂ©riode en 2020 ≈ 12 700, soit un taux de 12 700/2 500 ≈ 500%). Dans cette ville ce taux Ă©levĂ© s’explique par une prise de conscience tardive, un systĂšme sanitaire dĂ©faillant, un grand nombre de bidonvilles
 A Bergame (463%) la densitĂ© de population, le retard, la culture et le beau temps on fait exploser la mortalitĂ©. A Madrid il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de maintenir la journĂ©e des droits de la femme et un match de football contre l’Italie alors que la pandĂ©mie Ă©tait dĂ©jĂ  installĂ©e. New York, Paris ou Londres sont des villes cosmopolites Ă  forte densitĂ© de population oĂč l’on pouvait s’attendre Ă  une surmortalitĂ© importante
 On peut quand mĂȘme retenir que les villes ou rĂ©gions qui ont des surmortalitĂ©s importantes affichent une baisse trĂšs nette depuis environ 1 Ă  2 semaines Ă  l’exception de Londres et New-York.

 

Aujourd’hui, en France, tous les regards sont donc tournĂ©s vers le dĂ©confinement. La SuĂšde ne l’a jamais pratiquĂ© et d’autres pays l’ont dĂ©jĂ  plus ou moins adoptĂ© comme la Chine, la RĂ©publique TchĂšque, l’Autriche, le Danemark et mĂȘme l’Iran qui veut sauver son Ă©conomie
 L’Italie, l’Allemagne, la Suisse sont sur le point de franchir le pas. Autant dire que la France ne manque pas d’exemples pour se lancer dans l’aventure mais le terrain est mouvant car ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut-ĂȘtre plus demain. En plus on se trouve au cƓur du rĂ©acteur, dans le noyau dur, lĂ  oĂč sont les bases de nos sociĂ©tĂ©s : la santĂ©, l’économie, la culture, l’écologie, le travail, les loisirs
 et certains voudraient mĂȘme en profiter pour repartir d’une ‘’feuille blanche’’


 

Notre gouvernement doit prendre des dĂ©cisions difficiles et nous pouvons l’aider en se comportant en citoyen responsable. RESTER CHEZ SOI encore une semaine c’est prendre le pari que la France est prĂȘte Ă  sortir de l’orniĂšre Ă  condition que tout le monde pousse dans le mĂȘme sens.

 


 

ET SI ON COMMENÇAIT A Y CROIRE ? le 30.04.20

 

FT graphe 03 mai 

 

La prĂ©cĂ©dente analyse, basĂ©e sur la figure qualifiĂ©e ‘’d’entonnoir ou de cracheur de feu’’, montre une ‘’dĂ©crue’’ tellement lente qu’il vaut mieux donner un peu de temps au temps. On a vu qu’il aura fallu prĂšs de 2 semaines pour voir le nombre de dĂ©cĂšs/jour baisser d’environ 15%. Vous pouvez toujours consulter cette figure puisqu’elle est maintenant en annexe (bas de page).

Aujourd’hui un certain nombre de voyants rouges sont en train de passer Ă  l’orange clignotant et, si tout va bien d’ici lĂ , notre gouvernement est disposĂ© Ă  lĂącher du lest Ă  partir du 11 mai. Il s’agit ‘’tout simplement’’ de remettre en route une grosse machine qui a Ă©tĂ© Ă  l’arrĂȘt pendant 2 mois. Toutes les fonctions principales, santĂ©-Ă©conomie-Ă©cologie
, ne pourront pas ĂȘtre rĂ©tablies le mĂȘme jour. Nous sommes face Ă  un problĂšme inĂ©dit voire  ‘’cornĂ©lien’’. Comment concilier l’éducation, la santĂ©, la culture, le sport, la restauration, les transports
 sans faire des gagnants et des perdants ? La reprise est Ă  ce prix.

En attendant on peut toujours continuer de compter les dĂ©cĂšs pour dĂ©jĂ  s’assurer qu’un ‘’dĂ©confinement’’ progressif reste la meilleure option. Nous sommes Ă  la fois pressĂ©s de relancer la machine et aussi un peu angoissĂ©s Ă  se demander quelles surprises nous attendent au coin du bois. Je vous propose aujourd’hui de faire un retour sur les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes pour voir si globalement cette pandĂ©mie a dĂ©jĂ  laissĂ© son empreinte en ce dĂ©but d’annĂ©e 2020. Comme compter les dĂ©cĂšs Ă  l’unitĂ© prĂšs a perdu tout son sens aujourd’hui on peut alors se contenter de dĂ©gager des tendances


Chaque graphe ci-dessus correspond Ă  un pays. L’ordonnĂ©e indique le nombre de dĂ©cĂšs/semaine. L’abscisse correspond Ă  une annĂ©e complĂšte. En ‘’filigrane’’ on trouve plusieurs annĂ©es antĂ©rieures juxtaposĂ©s et la courbe noire, en gras, reprĂ©sente leur moyenne. La courbe en rouge ‘’gras’’ reprĂ©sente la mortalitĂ© de ce dĂ©but d’annĂ©e 2020 et la surface en rose reprĂ©sente la surmortalitĂ© cumulĂ©e. Elle s’exprime par les nombres en rouge en absolu et en relatif.

 

Prenons le cas de la France pour mieux comprendre : elle affiche une moyenne d’environ 12 000 dĂ©cĂšs/semaine ce qui conduit Ă  600 000 dĂ©cĂšs/an, chiffre proche de la rĂ©alitĂ©. Sur les 4 semaines en rose on devrait compter 48 000 dĂ©cĂšs et on a excĂ©dent de 16500 dĂ©cĂšs dĂ» principalement Ă  cette pandĂ©mie. Le taux de surmortalitĂ© est donc d’environ 165/480 = 34%. Et bien entendu l’UniversitĂ© Johns Hopkins ne compte toujours pas nos Ehpad dans ses calculs ! D’autre part les chiffres de l’Italie et de l’UK sont largement sous-estimĂ©s, et ceux des US ne sont pas rĂ©alistes
 L’ensemble de ces donnĂ©es montrent une surmortalitĂ© bien calĂ©e sur les mois mars-avril, c’est-Ă -dire bien corrĂ©lĂ©e avec l’arrivĂ©e de la pandĂ©mie jusqu’à aujourd’hui. MĂȘme si ces graphes manquent de prĂ©cision on voit bien se profiler la baisse de mortalitĂ© pour tous les pays qui nous entourent sauf l’UK.

Sur cette note positive il est maintenant lĂ©gitime de penser que nous nous dirigeons tout droit vers la sortie, mais par la petite porte quand mĂȘme. Un relĂąchement prĂ©cipitĂ© du confinement serait une ERREUR IMPARDONNABLE qui pourrait tout remettre en question en moins de 10 jours. Pour que cette pandĂ©mie s’éteigne d’elle-mĂȘme il faudrait une immunitĂ© collective d’environ 60% alors que certains tests montrent que nous nous situons au mieux Ă  20%. Donc le risque de contamination est toujours important. De grĂące ne gĂąchons pas la fĂȘte en nous croyant en vacances et attendons sagement le 11 mai pour suivre les nouvelles consignes.

 

Nous avons tenu SEPT semaines, rajoutons-y CETTE semaine et CHACUN CHEZ SOI jusqu’au 11 mai  »

 


 

27 AVRIL : LA PANDEMIE N’A PAS ENCORE DIT SON DERNIER MOT

 

 

Je vous ai déjà présenté cette figure le 11 avril et je voudrais faire deux remarques importantes avant de vous la présenter à nouveau :

  • La version prĂ©cĂ©dente montrait des oscillations hebdomadaires qui ne correspondaient Ă  aucune rĂ©alitĂ©. J’en ai fait la remarque au chercheur pensant qu’il s’agissait d’un simple problĂšme de gestion des donnĂ©es affectĂ©e par le week-end. Depuis hier, grĂące Ă  une moyenne glissante sur 7 jours, ce dĂ©faut a disparu et c’est plus facile de l’analyser aujourd’hui.
  • Certains lecteurs disent ne pas beaucoup aimer les toutes petites figures du 21 avril qui reprĂ©sentaient une cinquantaine de pays. Je peux le comprendre mais il faut aussi admettre que toutes les figures qui vous sont proposĂ©es sont complĂ©mentaires. C’est un peu comme en photographie : on utilise la macro, le tĂ©lĂ©, le 50mm, le grand angle ou le fish-eyes. Chaque technique apporte un Ă©clairage diffĂ©rent qui permet une analyse sur plusieurs Ă©chelles.

 

Le schĂ©ma du bas donne la rĂ©partition en % des dĂ©cĂšs/jour sur 3 continents Ă  partir du 1er mars. Au dĂ©but la pandĂ©mie n’existe qu’en Asie et 3 semaines aprĂšs l’Europe prend le relais mais avec un nombre de dĂ©cĂšs/jour multipliĂ© par 20.  Puis les USA sont touchĂ©s Ă  leur tour et vont pratiquement faire jeu Ă©gal avec l’Europe aujourd’hui. En rĂ©sumĂ©, en 2 mois l’Europe a changĂ© de partenaire en cours de route, passant de l’Asie aux USA, mais avec un % de dĂ©cĂšs/jour qui baisse rĂ©guliĂšrement depuis un mois.

 

Le schĂ©ma du haut reprĂ©sente les nombres de dĂ©cĂšs/jour de tous les pays concernĂ©s. L’échelle verticale est flottante afin d’avoir une meilleure lisibilitĂ©. Dans une coupe verticale, c’est-Ă -dire a une date donnĂ©e, la diffĂ©rence entre les deux valeurs extrĂȘmes reprĂ©sente le nombre total, et pour chaque pays il faut lire la diffĂ©rence entre les 2 lignes qui l’encadrent.

 

Globalement on peut distinguer trois périodes bien distinctes de chacune 3 semaines :

  • Au 18 mars, l’Europe supporte plus de 700 dĂ©cĂšs/jour soit environ 80% du total.
  • Au 10 avril, on compte 6000 dĂ©cĂšs/jour au total dont 3600 (60%) pour l’Europe seule.
  • Depuis le 10 avril on observe un plateau ‘’bombé’’ Ă  environ 6000 dĂ©cĂšs/jour. La baisse de l’Europe est bien engagĂ©e maintenant et elle reprĂ©sente environ 40% du total des dĂ©cĂšs.

 

Dans le dĂ©tail on voit nettement une baisse en Europe due au fait que pratiquement tous les pays d’Europe affichent une baisse, mĂȘme l’UK. Les USA semblent prendre le mĂȘme chemin et seuls un certain nombre de pays, Ă  faible nombre de dĂ©cĂšs/jour, continuent Ă  afficher une augmentation modĂ©rĂ©e (LatAm and Caribbean, Asie, Rest of N America). On vient donc de passer un palier qui dure depuis plus de 2 semaines et tout le monde attend la ‘’dĂ©gringolade’’ qui semble se profiler.

 

Ces graphiques sont issues du Financial Times via la Johns Hopkins University qui sont des organismes rĂ©putĂ©s sĂ©rieux. Il n’empĂȘche que chaque jour apporte son lot de polĂ©miques qui annoncent une sous ou sur-estimation des chiffres qui rendent l’analyse de plus en plus pĂ©rilleuse. On dĂ©couvre mĂȘme de nouvelles maladies comme les ‘’orteils Covid-19’’ qui affecteraient les jeunes enfants. Ajouter Ă  cela que le ‘’dĂ©confinement’’ a dĂ©jĂ  commencĂ© dans certains pays. Quelqu’un m’a soufflĂ© que l’on devrait plutĂŽt parler, dans un 1er temps, d’un ‘’amĂ©nagement du confinement’’ qui va nous mettre face Ă  des problĂšmes inĂ©dits
 Il va vite falloir remettre de l’ordre dans les mots : tests, masques, isolement, tracking, ouverture, Ă©conomie, santĂ©, Ă©cologie


 

NB : j’ai commencĂ© ce travail avec la figure du 26 avril et la diffĂ©rence avec celle du 27 avril m’a obligĂ© Ă  reprendre mon texte. De plus le Financial Times vient tout juste d’annoncer que le nombre de morts dĂ©clarĂ©s est trĂšs largement sous-estimĂ©s !!! Pas facile de tirer des plans sur la comĂšte dans ces conditions.  »


 

24 AVRIL : LA BAISSE DES ‘’CAS CONFIRMES’’ SE CONFIRME

 

Dans le cas d’une Ă©pidĂ©mie, d’une pandĂ©mie, nous portons tous notre attention en prioritĂ© sur le nombre de dĂ©cĂšs journalier. Chacun va alors s’ingĂ©nier Ă  rechercher des signes, des indices, des chiffres qui permettent de prĂ©dire une amĂ©lioration de la situation. Aujourd’hui, tout Ă  fait en amont, on peut dĂ©jĂ  suivre l’évolution d’une pandĂ©mie en comptabilisant le nombre de personnes touchĂ©es. C’est un peu l’objectif de cet ensemble de courbes qui donne les nombres de cas confirmĂ©s pour un certain nombre de pays. Encore faut-il s’entendre sur ce qui se cache derriĂšre chaque cas de figures !!

 

Un ‘’cas confirmé’’ concerne une personne qui a Ă©tĂ© testĂ©e positive au COVID-19. C’est actuellement un bon indicateur de l’évolution du nombre de malades mais qui dĂ©pend dĂ©jĂ  des moyens mis en Ɠuvre pour le dĂ©tecter. Viennent ensuite les ‘’cas probables’’ des personnes qui, suite Ă  un contact infectieux, ont quelques symptĂŽmes de la maladie. On diffĂ©rencie aussi les ‘’cas possibles’’ de personnes prĂ©sentant des symptĂŽmes sans contact avĂ©rĂ©. A cela viennent s’ajouter des ‘’cas rĂ©els’’ tout Ă  fait inconnus, qui concernent des gens porteurs de symptĂŽmes sans le savoir, qui sont ou non contagieux. Autant dire que les ‘’cas confirmĂ©s’’, qui sont le rĂ©sultat d’un test, sont trĂšs loin de reprĂ©senter tous les cas de figures mais ils ont quand mĂȘme une signification. Dans ces conditions le pourcentage de dĂ©cĂšs in-fine peut varier de 1 Ă  10% suivant la rĂ©fĂ©rence choisie.

 

Sur ce graphe on peut dĂ©jĂ  voir deux pays hors concours : la Chine qui a Ă©tĂ© impliquĂ©e la 1Ăšre et la CorĂ©e qui a trĂšs bien gĂ©rĂ© la situation. Suivent quatre pays d’Europe (Italie, Allemagne, France et Espagne) qui ont longtemps servi de tĂ©moins et qui affichent aujourd’hui une nette diminution de ‘’cas confirmĂ©s’’/jour. L’Iran n’est pas trĂšs loin derriĂšre ce qui est probablement la consĂ©quence d’un dĂ©ni politique de son gouvernement. Les US et l’UK qui ont aussi tardĂ© Ă  rĂ©agir de maniĂšre stricte ont subi une Ă©volution rapide de la pandĂ©mie. Aujourd’hui ils peuvent commencer Ă  parler de diminution du nombre de cas confirmĂ©s. DerriĂšre on trouve quatre pays (NorvĂšge, Autriche, Australie, Nouvelle ZĂ©lande) qui ont obtenu de bons rĂ©sultats grĂące Ă  une gestion stricte du problĂšme.

 

Reste quelques pays qui sont encore en phase ascendante (Inde, BrĂ©sil, Russie, Turquie
). Ils ont dĂ©jĂ  en commun d’ĂȘtre trĂšs peuplĂ©s. L’Inde en particulier a en plus une densitĂ© de population Ă©norme (413h/kmÂČ) et un manque d’infrastructure sanitaire Ă©vident qui pourraient faire ‘’exploser’’ cette pandĂ©mie. On constate par exemple, et c’est dĂ©jĂ  un peu le cas en Italie, que les peuples qui ont l’habitude de vivre en communautĂ© (familiale, ethnique, religieuse) voient la contagion se propager plus rapidement.

 

Ce graphe est quand mĂȘme rassurant car il affiche une tendance Ă  la baisse bien caractĂ©risĂ©e pour presque tous les pays. Mais cela ne veut surtout pas dire que la partie est gagnĂ©e car des Ă©lĂ©ments extĂ©rieurs non connus Ă  ce jour pourraient encore changer la donne. Par exemple on parle de plus en plus de dĂ©confinement et cela va se traduire par un relĂąchement du confinement dont les options sont encore Ă  prĂ©ciser.

 

La SuĂšde a rĂ©ussi Ă  s’en passer mais tout le monde s’accorde Ă  dire que confinement a fait ses preuves. Cela veut dire aussi que dĂ©confinement pourrait trĂšs bien faire l’effet inverse. La santĂ© et l’économie sont en jeu, elles sont presqu’à Ă©galitĂ© dans cette affaire et un dĂ©confinement rĂ©ussi doit absolument prĂ©server les deux. Alors, NE LÂCHONS RIEN ce serait trop bĂȘte de louper notre sortie


 


 

21 AVRIL : UN TOUR DU MONDE EN MOINS DE 80 PAYS

Tout le monde aura remarquĂ© qu’il est de plus en plus difficile de se faire une idĂ©e prĂ©cise de la situation sanitaire de notre PlanĂšte. Les journaux, les tĂ©lĂ©visions, les rĂ©seaux sociaux nous inondent d’informations plus ou moins exactes, contradictoires ou subjectives qui faussent la donne. La France par exemple a eu beaucoup de mal Ă  intĂ©grer les personnes dĂ©cĂ©dĂ©es dans les Ehpad, une ville comme New York n’arrive plus Ă  compter tous ses morts
 En ce qui concerne la Chine j’évite de commenter ses chiffres qui sont peu fiables, je surveille simplement une ‘’hypothĂ©tique rechute’’ que l’on pourrait encore nous cacher d’ailleurs…

 

Dans ces conditions cette prĂ©sentation panoramique de 54 pays apporte un Ă©clairage macroscopique oĂč les chiffres sont rĂ©duits Ă  leurs plus simples expressions (1, 10, 100 et 1 000) ce que permet l’échelle logarithmique. Chaque pays, listĂ© par ordre alphabĂ©tique, est reprĂ©sentĂ© par un trait gras que l’on peut comparer aux graphes, en trait fin, de 4 ‘’pays tĂ©moins’’ (France, Italie, Chine  et CorĂ©e). D’un seul coup d’Ɠil on peut y trouver plusieurs enseignements :

  • Le nombre de dĂ©cĂšs/jour qui ne tient compte ni de la population ni de la surface du pays.
  • La date de dĂ©but de l’épidĂ©mie qui peut ĂȘtre estimĂ©e par la longueur du trait en gras.
  • La gravitĂ© relative de l’épidĂ©mie dans les premiĂšres semaines donnĂ©e par la pente Ă  l’origine.
  • La tendance prĂ©visionnelle donnĂ©e par la pente de l’extrĂ©mitĂ© droite du trait gars.

 

Pour y voir encore un peu plus clair je vous soumets ma mĂ©thode d’analyse qui a le mĂ©rite d’ĂȘtre simple. Pour cela imprimez cette feuille et munissez-vous de 3 feutres de couleur pour colorer chaque trait gras selon cette rĂšgle par exemple (essayez, vous verrez c’est magique !!):

ROUGE : pour les pays dont le nombre de dĂ©cĂšs/jour est compris entre 100 et 1000. Ils sont une dizaine bien connus maintenant (US, UK, Italie, Espagne, France
). Ils ont une population importante et on commence Ă  voir poindre une baisse du nombre de dĂ©cĂšs/jour qui demande encore Ă  ĂȘtre confirmĂ©e

NOIR : pour les pays dont le nombre de dĂ©cĂšs/jour est compris entre 10 et 100. Ils sont une vingtaine dont certains ont adoptĂ© une stratĂ©gie audacieuse (SuĂšde, Danemark, Autriche
) ou alors ce sont des  pays de taille plus petite (Suisse, Roumanie, GrĂšce, Irlande
).

VERT : pour les pays dont le nombre de décÚs/jour est compris entre 1 et 10. Ils sont encore une vingtaine mais le faible nombre de décÚs/jour rend la situation moins préoccupante.

 

Globalement si on s’intĂ©resse aux valeurs comprises entre 100 et 1000 dĂ©cĂšs/jour (en rouge pour moi) on voit bien que l’ensemble de ces courbes en gras ont une petite tendance Ă  vouloir ‘’piquer du nez’’, rĂ©sultat qui jusqu’à maintenant se faisait attendre. Le nombre de dĂ©cĂšs/jour serait-il en train de baisser notablement ? Peut-on commencer Ă  envisager le dĂ©clin de cette pandĂ©mie ? Ne crions pas trop vite victoire car personne ne maĂźtrise tous les paramĂštres. Un ‘’dĂ©confinement’’ trop prĂ©cipitĂ© ou mal maitrisĂ© pourrait encore gĂącher la fĂȘte, des pays comme le BrĂ©sil, l’Inde, la Russie, le Mexique peuvent encore nous rĂ©server de surprises


 

Pour finir sur une note positive, hier les chiffres de l’EU, les US, l’UK et NY Ă©taient plutĂŽt bons !!!

 

PATIENCE, si à la fin mai nous voulons faire ce qui nous plait, alors RESTONS CONFINES


 


 

18 AVRIL : RETOUR SUR LES NOMBRES DE DECES/JOUR 

La baisse des cas confirmĂ©s et des hospitalisations, moyennĂ©e sur quelques jours, se confirme de plus en plus et un peu partout. C’est dĂ©jĂ  une trĂšs bonne nouvelle pour le personnel soignant qui va voir sa charge diminuer. On pourrait donc s’attendre Ă  une baisse des dĂ©cĂšs dans les jours qui viennent avec un retard de 1 Ă  3 semaines tout de mĂȘme.

 

Le graphe du jour confirme dĂ©jĂ  un peu cette tendance Ă  la baisse. C’est trĂšs net pour l’Italie, l’Espagne et un peu plus douteux pour la France. Par contre pour l’UK ça reste encore trĂšs alĂ©atoire et pour les US, les derniers rĂ©sultats ne sont pas trĂšs bons. Le bon Ă©lĂšve c’est l’Allemagne qui, malgrĂ© un dĂ©part identique aux autres, a su rapidement se dĂ©marquer. La SuĂšde, l’Islande, l’Autriche ont choisi des mĂ©thodes originales qui sont suivies avec le plus grand intĂ©rĂȘt aujourd’hui. La plupart des autres pays, Ă  part l’Iran, ont des mortalitĂ©s d’un ordre infĂ©rieur et n’inquiĂštent pas trop. Attention peut-ĂȘtre Ă  l’Inde qui pourrait se rĂ©vĂ©ler ĂȘtre une bombe Ă  retardement.

 

Aujourd’hui avec un tout petit peu de recul on commence Ă  peine Ă  savoir Ă©valuer les diffĂ©rentes stratĂ©gies envisagĂ©es de par le Monde. La SuĂšde a choisi la ‘’responsabilitĂ© individuelle’’ plutĂŽt que le confinement. AprĂšs d’excellents rĂ©sultats son avenir paraĂźt un peu moins serein. La rigueur du peuple allemand a portĂ© ses fruits avec un confinement lĂ©ger et beaucoup de tests. La France a dĂ» faire face d’abord Ă  un foyer infectieux trĂšs important Ă  Mulhouse, puis elle a Ă©tĂ© prise de cours du cotĂ© opĂ©rationnel et enfin elle a eu beaucoup de mal Ă  faire respecter un confinement strict. Dans tous les cas, la date de prise de conscience a Ă©tĂ© dĂ©terminante car certains pays ont pris du retard par dĂ©ni


 

Les polĂ©miques qui fleurissent un peu partout soulĂšvent des problĂšmes surtout dus au fait que l’on ne savait pas
 C’est la premiĂšre fois que notre PlanĂšte est attaquĂ©e de maniĂšre aussi agressive par un minuscule virus. Fallait-il anticiper, dĂ©pister, tester, isoler, confiner, nettoyer, masquer
 dans quel ordre, quand et Ă  quel degré ? D’ailleurs existe-t-il une solution universelle qui conviendrait Ă  toutes les cultures ? L’Histoire nous apprendra Ă  combattre ce type de pandĂ©mie. Je suis certain que la prochaine fois nous serons en mesure d’éviter l’explosion. Mais notre vie va changer, en bien j’espĂšre


 

En attendant je ne vois pas d’autre solution que de RESTEZ CHEZ MOI, comme vous


 

ft coronavirus 17 avril

 

 

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